Les dimanches du conte

Billetterie

EDITO

Emmanuel De Loeul est le premier conteur invité à programmer une saison des Dimanches du conte dans le nouveau chapitre qui s’ouvre pour l’organisation. On lui laisse la parole… pour se présenter et présenter la nouvelle saison qui s’annonce.

© PhotographYves

« C’est une belle boîte noire dans une salle intimiste, à deux pas d’une place en pavé. Ici, chaque jour, ce qui a connu une première vie s’en voit offrir une deuxième. La Place du Jeu de Balle et son marché aux puces. Le coeur d’une ville bâtarde au centre d’un pays carrefour. Un écrin qui a nourri ma curiosité pour l’art du conte depuis le début. Depuis le temps où je m’amusais à extraire de leurs pages des contes d’auteurs pour les offrir à l’oralité, « pour voir » …. Chiche !?


15 ans plus tard, « chiche » que j’essuie les plâtres de la première programmation des Dimanches du conte confiée en curation ? Chiche ! Ce n’est sans doute pas un hasard si Les Dimanches du conte se sont installés dans ce quartier, y ont trouvé leur refuge. Chaque fois qu’une histoire est contée, elle s’offre une nouvelle vie.

Il n’y a probablement pas de hasard non plus à se voir côtoyer les 10 rêves, à entendre se faire écho les 13 artistes, 13 paroles que je vous propose de découvrir durant cette deuxième partie de saison.

AVANT QUE LE CIEL …

Quand s’est imposée à moi le thème sous lequel se présenteraient ces dix rendez-vous contés, j’ai eu beau vouloir, d’autres forces sont entrées en jeu. Elles se sont assises sur ma Volonté, qui était toujours là mais à une plus juste place semble-t-il. Il y avait là Souvenir qu’une circonstance particulière réactivait. Confiance, sollicitée par un amour. Curiosité, que l’inconnu persistant ne cesse d’aiguiser. D’autres se sont trouvés comme par Miracle sur mon chemin quand je ne les espérais pas. Renoncement a aussi façonné cette programmation, avec des rendez-vous finalement impossibles. Mais ce qui est bien avec les rendez-vous impossibles, une fois ravalée la déception, c’est qu’ils nourrissent de nouveaux espoirs d’autres rendez-vous, plus tard, peut-être, sûrement, qui sait..? Ils s’invitent dans nos bagages, on en reste chargés.

Que de Forces en jeu ! Sans doute ne sont-elles pas de trop pour embrasser le sentiment de catastrophes à venir, dénouer les sidérations qu’il provoque et donner des raisons à l’Espoir de ne pas faire l’autruche. En l’écrivant, je me dis que ce champ de force, ça ressemble furieusement au Désir. Un Désir malgré les entraves. Un Désir qui se joue des entraves. Un Désir même franchement entravé. Un Désir irréductible, mais constitué aussi d’un champ de forces dont certaines resteront anonymes, innommables peut-êtres.

Le résultat, vous l’avez sous les yeux, et bientôt dans les oreilles. Un archipel de paroles et d’histoires parmi lesquelles je vous invite à faire votre voyage, à tracer votre propre carte, à compléter, sans jamais les fixer, vos propres déclinaisons d’Avant que le ciel… `

La mienne, en cette aube si propice où je m’adresse à vous par écrit, sera
AVANT QUE LE CIEL … DÉSIRONS SANS FIN !